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LES TERRITOIRES EDITORIAUX INEXPLORES


L’œuvre en tant que produit de marché implique la question de l’objet unique, et engendre une réflexion sur la commercialisation de l’œuvre d’art. Le choix de distribuer des éditions limitées et d’orienter LIMITIS vers des formes d’œuvres multipliées est fait dans le but que l’art contemporain soit accessible à des publics diversifiés et bien sûr participe à la promotion des artistes édités.
La production d’œuvres d’art en série possède ses propres logistiques. Il en découle une incompatibilité avec les systèmes de diffusion des objets marchands communs. Ce type de confrontation peut avoir lieu dans les librairies, les centres d’art et autres magasins. Ce problème est dû au coût de production des œuvres d’art qui ne peuvent survivre aux lois de la distribution de masse. Les producteurs indépendants, devant un système de diffusion bouché, menacent de disparaître peu à peu du fait des difficultés économiques et de l’augmentation des ventes sauvages par le biais d’internet.
Vendre de la marchandise est un principe qui ne s’applique pas à l’édition indépendante, et aux éditions d’art ; leur fabrication rendant la commercialisation idéale de ce type d’objet hors norme, et par conséquent, ni les galeries, ni les librairies ne sont totalement aptes à présenter les éditions d’art. Cette réflexion pousse à repenser un autre type de lieu, à échelle humaine respectant la proximité nécessaire à la compréhension de ces techniques.
Créer son langage entre la technique et la créativité. L’intérêt pour les choix des matériaux est au cœur des problématiques actuelles face à l’évolution des techniques virtuelles et à la multiplication des possibilités. Pourtant rien ne sépare un objet unique, d’un disque d’art, d’un livre d’art, d’un dvd d’art ou d’un objet d’art. Le spectateur développe le même plaisir à rompre avec l’objectivité.
Le choix de la galerie s’oriente sur la création d’entités éditoriales indépendantes, ouverte à la recherche de la réitération des techniques traditionnelles. De l’éloge de la main, à la capacité à interpréter les possibilités entre les techniques traditionnelles et les médiums contemporains.
L’art est la liberté de voir, d’écouter, de ressentir. L’art s’oppose à la communication qui cherche des images symboliques communes pour communiquer des messages précis. L’art sert à rendre visible ou audible l’illisible.
texte de Naïs Bucciali








LES TERRITOIRES EDITORIAUX INEXPLORES


L’œuvre en tant que produit de marché implique la question de l’objet unique, et engendre une réflexion sur la commercialisation de l’œuvre d’art. Le choix de distribuer des éditions limitées et d’orienter LIMITIS vers des formes d’œuvres multipliées est fait dans le but que l’art contemporain soit accessible à des publics diversifiés et bien sûr participe à la promotion des artistes édités.
La production d’œuvres d’art en série possède ses propres logistiques. Il en découle une incompatibilité avec les systèmes de diffusion des objets marchands communs. Ce type de confrontation peut avoir lieu dans les librairies, les centres d’art et autres magasins. Ce problème est dû au coût de production des œuvres d’art qui ne peuvent survivre aux lois de la distribution de masse. Les producteurs indépendants, devant un système de diffusion bouché, menacent de disparaître peu à peu du fait des difficultés économiques et de l’augmentation des ventes sauvages par le biais d’internet.
Vendre de la marchandise est un principe qui ne s’applique pas à l’édition indépendante, et aux éditions d’art ; leur fabrication rendant la commercialisation idéale de ce type d’objet hors norme, et par conséquent, ni les galeries, ni les librairies ne sont totalement aptes à présenter les éditions d’art. Cette réflexion pousse à repenser un autre type de lieu, à échelle humaine respectant la proximité nécessaire à la compréhension de ces techniques.
Créer son langage entre la technique et la créativité. L’intérêt pour les choix des matériaux est au cœur des problématiques actuelles face à l’évolution des techniques virtuelles et à la multiplication des possibilités. Pourtant rien ne sépare un objet unique, d’un disque d’art, d’un livre d’art, d’un dvd d’art ou d’un objet d’art. Le spectateur développe le même plaisir à rompre avec l’objectivité.
Le choix de la galerie s’oriente sur la création d’entités éditoriales indépendantes, ouverte à la recherche de la réitération des techniques traditionnelles. De l’éloge de la main, à la capacité à interpréter les possibilités entre les techniques traditionnelles et les médiums contemporains.
L’art est la liberté de voir, d’écouter, de ressentir. L’art s’oppose à la communication qui cherche des images symboliques communes pour communiquer des messages précis. L’art sert à rendre visible ou audible l’illisible.
texte de Naïs Bucciali

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